Et une petite histoire comme cadeau de Noel …
Amplifier, Opeth - 05/12/06- Elysées Montmartre (Paris)10,000 Days (Tool) en playlist ... chercher l'erreur (quand je rédige ou que je dessine j'ai besoin de musique envoutante)
Tout a commencé un mardi, (5 décembre 2006), à l'Elysées Montmartre …
en fait non, l'histoire a démarré bien avant.
Au détour d'échanges musicaux (dont le deal qui nous intéresse : Opeth vs dredg) avec un breton de Paris, revendeur de musique à ses heures perdues, je pris le temps de me pencher et de mettre un son sur ce nom… OPETH.
Rapidement séduite, je commençai ma collection Blackwater Park,

damnation,

delivrance,

et pour le reste ... l'effacement de MP3 disséminés contre acquisition matérielle est en cours.
(magnifiques pochettes, c'est pour ça que je les poste

)
Opeth, qualifié de black prog- doom. les classifications n’existant qu’en 2 teintes à mes oreilles: j'aime/ j'aime pas. le son de ces chevelus suédois m’exalte.
Frissoner en live sur
Face Of Melinda, un rêve ne pouvant se concrétiser tant que le groupe persiste à être programmé à la Loco (la dépendance au RER étant nocive à la culture).
Changement de maison de disques, changement d’orientation ? pour un nouveau public?
Les fans de la première heure craignaient ce nouveau pacte amenant Opeth a un son plus death et surtout à l’Elysées… Melinda n’a qu’à bien se tenir. La rencontre ne saurait tarder.
Et c’est en dégotant des places pour Opeth à Lyon et à Paris que ce fut possible. Merci le Rock Fort Show (note pour plutard : se rendre aux locaux d’Aligre).
Le jour J… le soir S
ma complice de concert, en vrai star, se fait toujours attendre alors que j’observe l’assistance massée devant les portes de l’Elysée toujours fermées à 18H30. pour tromper l’ennui, j’essaie de contacter Phil’em all ( animateur d’Aligre), en vain…
quelques soucis de RER et métro plutard, elle arrive enfin, alors qu’il ne reste que 5-6 gens normaux attendant eux aussi leurs accolytes retardataires.
Les fameux escaliers de la mort de l'Elysées : bien noires, bien étroites, avec des distributeurs de flyers et un distrib de badges Amplifier à chaque étage ... un truc à se casser le cou, c’t affaire... un jour je m’y vautrerai, c’est sûr !
19H20: let's the show begin
Programmé avec
Amplifier que je ne connaissais ni d'Eve (Angeli ?), ni d'Adam (Jones ? le couple improbable), je n'attendais rien d'eux. et finalement, j'ai été, globalement, agréablement surprise. au début de leur 40 minutes de set, rien de très impressionant, 3 musiciens "normalement" habillés qui font de la musique de comblage de première partie? Je dirais plutôt du rock. Metal expérimental, il paraît ... j'ai pas trop vu l'expérimentation sur le début c'était plutôt brouillon.
ça gratte avec des dents. le leader, suite à des remarques des gens du devant, nous signale qu'il n'est pas Alice Cooper. les 3 dernières chansons se démarquaient surtout une à l’ allure toolienne... je ne pouvais qu'accrocher!
Setlist
Amplifier :
- Motorhead
- O Fortuna
- Panzer
- Neon
- Airbourne
rallumage de lumières, j'en profite pour essayer de retrouver mon contact d'Aligre... en vain. le bougre est sourd comme un pot et les interruptions fortuites de bonne volonté du Sagem MW3026 (qui trouve du réseau, seulement si je n’essaie pas de communiquer et qui prétexte une batterie faible alors que rechargé la veille… ), je regagne l'arène.
afflux humain mais pas d'ondes. la salle se remplit. Ceux qui avaient boudé la première partie prennent place.
Opeth monte sur scène une intro préenregistrée que je n'ai pas reconnue
c'est alors que j'aperçois enfin le corps de cette Voix... Mike Akerfeldt, bonhomme chevelu moustachu sympathique. (j’avais déjà vu une photo du groupe mais ne connaissant pas la fonction de chacun).
Ghost of perdition (Ghost Reveries),
Mike annonce la couleur de la soirée ... il commence par nous dire que, contents d'être de retour dans notre capitale (et pour la première fois dans cette salle en tant que tête d'affiche), ils ont fait péter la bouteille à Hippopotamus, la veille. ce bout-en-train animera toute sa performance, en la ponctuant de boutades diverseset arbore sa nouvelle guitare bordeaux dont il n'est pas peu fier.
When (My Arms, Your Hearse)
Bleak (Blackwater Park)
C'est alors que notre joyeux luron aborde leur nouvelle alliance.
Voulant être plus commercial et faire de l’argent, ils ont écrit Happy, une chanson qu'ils aimaient beaucoup et qui d’ailleurs était leur préférée, mais détestée par tout leur entourage. Alors ils ont signé chez Roadrunner Records.
Sur un doux et sensuel mélange de lumières violet et bleu, place à
Face of Melinda (Still Life)... frissons.
la prochaine chanson à 10 ans, Mike en avait 22 ans à l’époque et le look de Kurt Cobain, Peter 45 et Mendez n’était pas encore né! Ils étaient satisfaits de l'intégralité de l'album à l’époque, sauf du titre qu'ils allaient nous interpréter ce soir. assez influencé doom, mais pas par My Dying Bride ou Anathema mais plutôt par Huey Lewis & the News (chais pas qui c'est

) et donc faire de la musique commerciale pour les sous!
The night and the silent water (Morningrise), jamais joué en concert selon les dires des chevelus émerveillés derrière moi.
c'est alors que Mike m'appelle

: "...Christine..." (mais qu'est ce qu'il me veut?!!) "en fait nan, la prochaine chanson n'aurait pas pu s'appeller Christ in parce qu'elle... parle de Lucifer", Mike avouant la ringardise de ce cliché du Metal et entame
The grand conjuration (Ghost Reveries),
Windowpane (damnation)
c'est alors que Mendez s'en prend plein la poire ... "le pauvre, il est petit, a un nom espagnol et est bassiste" balance Mike, le taquin, qui se met à applaudir une personne dans la fosse qui fait l’hélicoptère avec ses cheveux. Trêve de plaisanterie, c'est la dernière chanson. cette annonce mécontente le public qui le fait savoir.
Mike rappelle la salle à l'ordre et de sa voix toujours aussi calme de chauffeur de salle, maître du déroulement de la soirée: "Si vous continuez à faire boooouh, pas de final et on s’en va maintenant."... "Vous allez devoir faire 2 choses pour nous: que le gars qui faisait l'hélicoptère recommence, moi je ne peux pas le faire sinon je perds ma perruque" le type qui faisait le couillon s'exécute "et que les mecs headbanguent dans le vide" les 2 ado devant moi plus que prépubères car en plein dedans (de leur connerie euh... puberté) se déchainent et brandissent leur drapeau Ghost Reveries. un des 2 va jusqu'à se tenir à un des poteaux pour nous faire de la metal dance... le dérivé de la sexy dance des strip-teaseuses mais façon metal en se tenant à quelquechose et en donnant des coups de boules dans le vide de chaque côté du poteau en l'évitant soigneusement (sûrement qu'il n'avait pas apporté de Synthol) en braillant Opeeeeeeeth
Blackwater Park (Blackwater Park , étonnant!), arrête ce triste spectacle se déroulant devant mes yeux, ouf!
et sur ces dernières notes Mike et consorts s'éclipsent mais la lumière ne se rallume pas (on ne me l'a fait pas à moi!). après 5 minutes d'acclamations (sereine, je laisse les autres s'égosiller et trépigner).
Mike joue un accord, l'autre gratteux l'imite. reprises de volée et rebonds de notes, " c'est notre nouveau tube". Puis le public scande à la demande de Mike, le nom des musiciens qu'il pointe du doigt un à un. il reprend distinctement chaque présentation en la faisant précédée d'un "c'est correct "+ nom .(c'est d'ailleurs là que j'ai mis des noms à ces instruments).
et quand vient son tour "C’est correct. Je suis Alice Cooper !".
le rappel s'illustre en une chanson
Delivrance (deliverance), j'aurai pourtant aimer qu'elle soit plus tardive notre "délivrance".
A dans 18 mois, pour un nouvel album et une nouvelle tournée.
un vigile m'arrête "par là, ça ira plus vite",

( l'est gentil mais moi je voulais trainailler du côté du bar voire si Phil y était bon tanpis je vais me faire voir ailleurs... j'ai du trajet à faire) la sortie se fait par une porte secrète dont je ne soupçonnais même pas l'existence. avec un vrai escalier! des marches, des vraies marches! mais d'un vrai vert immonde aussi.
----------------------------------------------- Amplifier ------------------------------------------------------
http://www.amplifiertheband.com/------------------------------------------------- Opeth ------------------------------------------------------
http://www.opeth.com/http://www.myspace.com/opethhttp://en.wikipedia.org/wiki/Opeth (en)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Opeth (fr)
The grand conjuration (Ghost Reveries)
http://www.roadrunnerrecords.com/artists/Opeth/video.aspx--------------------------------------------- photos et report de VSeurs ----------------------
http://www.eklektik-rock.com/livereport.php?report=150Mike soucieux de tenir son public en haleine et de montrer que des musiciens avides de perfection ne sont pas pour autant dépourvus d'humour.
un assemblée... hétéroclite autant d'amateurs de metal qui l'affichent que de gens "normaux" (ça c'est moi

).
2 blacks (moi y compris),
-une enfarinée, échapée d'Halloween cheveux rouges et gotho-style-fringue,
-une Sioux, échappée de son tipi: votre serviteur avec ses nattes (faut toujours que j'attire l'attention...

)
un son correct avec mes sacro-saint bouchons, sans inaudible car trop audible
j'avais oublié le son d'une voix en mu(tation!)e, ça crie fort les ados..
semi-satisfaite d'Amplifier mais assez pour jetter une oreille sur leur discographie (les titres
Panzer,
Neon,
Airbourne)
semi-satisfaite par Opeth (jen veux toujours plus!) trop court mais aussi intense en live que chez moi (mise à part les examinations intempestives d'amygdales à ma droite notamment sur
Face of Melinda et
Windowpane) et une grande envie de me familiariser davantage avec Ghost Reveries que j'avais volontairement négligé
j’ai vu un VSeur en flagrant délit au stand merch (Zoliv) mais n'étant pas censée le connaitre...
bon en gros ce qu'il faut retenir> Opeth, c'est de la bombe bébé!
j'ai frissonné, je veux y retourner.
en espérant avoir répondu aux attentes de la grande Lilloise,
Joyeux Noel, les enfants

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Des milliards de mouches ne peuvent pas se tromper ... mangeons de la merde.