Que les choses soient claires. Je pourrais ne pas être objectif en parlant de ce groupe, puisque c'est certainement le groupe que je prefere et qui m'a jusqu'à maintenant le plus transporté dans des univers musicaux différents. Mais non, je vais tenter de rester objectif.
Tout commence par un cauchemar... Le voyage interminable sur une lost highway, une chaleur insoutenable, et... l'arrivée sur Paris... et ses bouchons... et ses klaxons... et sa pollution qui brulait les yeux... Que du bonheur... tout comme le manque cruel de panneaux indicateurs, ce qui me fait dire sans complexe que Paris est une ville pour les Parisiens, et que les autres peuvent toujours aller se faire mettre. Après s'être perdu betement, nous voici au Zenith...
Le concert commence en retard, ca tombe bien, nous, avec tout ca, on l'était aussi. On chope des bonnes places, et nous voila parti pour un balet majestueux de flyers servant d'eventail. Dans le Zenith, c'était superbe.
Arrivent les Dresden Dolls... Et déjà, c'est la grosse artillerie... Un piano et une batterie. On a pourtant l'impression qu'un groupe complet joue, tellement leur presence est impressionnante malgré des instruments statiques et leur son est complexe.
Bref, on a eu le droit a Coin Operated Boy, Good Day et puis à trois reprises, une première de Black Sab (si si !!!!), la seconde de Brel (Amsterdam quand même, guitare + voix, très energique), et enfin No One Knows de QOTSA. Une dernière compo, et c'est déjà fini. Dommage, ca petait vraiment bien.
Une demi heure plus tard... Un son gras de guitare envahi la pièce... C'est Pinion, l'intro des concerts de NIN... Et baf !! Wish, un bon gros morceau bien bourrin... Je ne savais pas encore que ca serait que le debut d'un concert que j'attendais "posé" mais qui s'est revelé particulièrement violent.
Enchainage sur Sin, pur morceau assez Dancefloor, vint ensuite un des rares morceaux du dernier album, The Line begins to blur, dont le son un peu crade (comme toujours chez NIN) faisait trembler les gradins. Pas la meilleure en live en tout cas. Qu'importe, March of the Pigs va mettre tout le monde d'accord. Comme d'hab, la fosse est retournée après le morceau.
Le tournant du concert... Something I can never have se lance... morceau calme, intime, d'une grande classe... Après une ou deux phrases, Trent Reznor, visiblement enervé par la lumière qu'il prenait en pleine tronche et agacé par son staff technique sui ne faisait rien malgré ses demandes, prend son pied de micro et fracasse les spots devant la scene. Il tente de reprendre la chanson, mais rien n'y fera, il n'est plus dedans... On aura pas le droit à un des meilleurs morceaux du groupe, et Reznor s'en excuse.
Et c'est reparti, avec the Hand that Feeds, version furieuse sur scène, enchainé sur Terrible Lie, qui malgré le nombre de fois ou on l'a écouté, passe encore bien. S'en suit Burn, tiré de la BO de Lost Highway me semble t-il, très bonne idée, car rarement jouée.
"I want to fuck you like an animal"... le refrain du'une génération... scandé par un public en délire sur Closer, joué de manière plus violent qu'ordinaire, avec un petit mix sur un morceau de Pretty Hate Machine, Only Time. Très sympa, et changeant pour une chanson qu'on a déjà bouffé d'innombrables fois.
Home, troisieme morceau du dernier album ne m'enthousiasme pas plus que ca, mais ca permet de retrouver ses esprits.
Heureusement, car The Frail résonne au piano, annoncant comme d'hab The Wretched, ce qui n'a pas manqué. Envoutant comme toujours...
Joie terrible, Reptile resonne dans mes oreilles. Et encore un autre morceau rare, un !! C'est une très bonne playlist pour le moment.
Love is not enough est clairement une chanson taillée pour le live. Sur With Teeth, elle me plaisait beaucoup, mais en live... un gros son...
...mais pas autant que No You don't, morceau bourrin par excellence, ou ca sature sec à la fin, à la limite de l'audible. Parfait en somme.
Suck, morceau considéré par certains comme faiblard, laisse entendre sa ligne de basse. Moi, je l'adore ce morceau, et ca reprend les suck en coeur dans la foule.
Une petite reprise de Joy Division, Dead Souls, parfaite, pour changer un peu, enchainée avec une de mes préférées, Gave Up, et on était pas loin de l'orgasme (enfin, je parle au figuré, vous voyez quoi).
Le groupe se calme (tout relatif mais quand même) avec Piggy, et un Reznor qui file le micro au public pour la fin du morceau (un public qui chante mal d'ailleurs), The day the world went amay, qu ej'adore tout particulièrement, et la magistrale Hurt, interprétée au piano dans un silence impressionant (mis à part un ou deux beaufs, qui auraient du se faire pendre à la fin du concert).
Ca commence à faire beaucoup, et il est temps d'en finir. You know what you are ? va reveiller la salle (qui était loin d'être endormie ceci dis), enchainé avec Starfuckers Inc., puis tout se finit avec Head like a hole et une guitare massacrée donnée en offrande au public (à noter que Reznor a donné sa gratte entière au public... aux dernière nouvelles, il n'y a pas eu de morts, mais la guitare a été projetée sur les videurs).
Fin du concert, donc, sans rappel convenu, mais après deux heures de show incroyable.
Pas grand chose à redire donc. Une ambiance de feu (vu la chaleur, c'est le cas de le dire, je suis resorti avec un tee shirt XL devenu moulant et un jean large également très serré), un groupe qui assure : Reznor n'a pas perdu la peche, Dillon se donnait bien derrière la batterie, White communiquaity bien avec le public, il a pris beaucoup de maturité depuis son départ de Manson, et les deux nouveaux...Cortini,lLe clavier peut être un peu sobre, mais assez efficace. Mais surtout mention spéciale à North, le nouveau guitariste venant tout droit de The Icarus Line, qui a sauté partout sur le scène, qui balance violement sa guitare n'importe comment pendant le concert et qui continue malgré tout a jouer (je vous rassure, il va finir par l'avoir, c'est elle qui finira fracassée contre une enceinte).
En bref, en etant objectif, je dirais que le concert était excellent, très rock n roll dans l'ambiance de groupe, assez long aussi...
En étant subjectif, j'ai vu le groupe de mes rêves, et malgré un ou deux morceaux que j'aurais voulu entendre, j'ai vraiment vu le concert parfait, celui que j'aurais revé de voir. Donc, j'espere les revoir bientot en France...
Si vous êtes encore en train de me lire, c'est que vous êtes patients ou fans de NIN. Dans les deux cas, je vous remercie.
01. Pinion
02. Wish
03. Sin
04. The line begins to blur
05. March of the pigs
06. Something I can never have : début, puis finalement "avortée".
07. The Hand that feeds
08. Terrible lie
09. Burn
10. Closer (avec passage Only time)
11. Home
12. The Frail
13. The Wretched
14. Reptile
15. Love is not enough
15. No, you don't
16. Suck
17. Dead souls
18. Gave Up
19. Piggy
20. The day the world went away
21. Hurt
22. You know what you are ?
23. Starfuckers
24. Head like a hole
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Are you fucking pigs ??!!